Syndicat Force Ouvrière du Casino d'Enghien

Courrier au Directeur Responsable sur la Gestion sociale "Jeux" 

 

 

 

Enghien les bains le 29 Avril 2013

 

 

 

Monsieur le Directeur Responsable,

 

 

Nous tenions à vous adresser ce courrier relatif à la gestion sociale de la salle de jeux. Nous pensons que certaines dérives, fortement préjudiciables tant à l'Entreprise qu'à ses salariés, se sont instaurées de manière sournoise.

 

 1/ Sur les récentes promotions prononcées en salle de jeux:

 

D’une manière générale, les salariés sont de plus en plus sollicités et leurs conditions de travail se dégradent constamment, notamment au regard de la baisse des effectifs et de l'augmentation constante du produit brut des jeux.. Aussi, nous trouvons le nombre de parts allouées particulièrement minimaliste, d’autant que chacun d’entres eux participe à la réussite commerciale de notre entreprise et leur implication constante doit être récompensée. Au regard des parts qui se sont libérées,  nous pensons qu'un effort beaucoup plus conséquent aurait pu être consenti.

 

De plus, des catégories entières ont été exclues de toute forme de promotion, notamment les 35 parts et les 40, principe que nous ne saurions cautionner. Une telle pratique déséquilibre encore plus la grille. Nous regrettons profondément cette austérité qui prive les collaborateurs de la SEETE de légitimes ambitions d’évolution professionnelle.

 

Concernant la catégorie des 40 parts, celle-ci est désormais vidée de son sens et est devenue une catégorie de croupier de première catégorie, ni plus ni moins en substitution des 38 parts. Le simple fait que cette catégorie soit passée de 7 employés à 31 entraîne une rétrogradation mécanique des employés les plus anciens. Cela ne veut bien évidemment pas dire que nous sommes contre le fait que vous ayez promu plus de 20 croupiers faisant fonction bien au contraire, mais nous redemandons la création d’une catégorie entre les 40 et 44 parts afin de redonner un véritable sens à la fonction de « croupier faisant fonction de chef de table ». C’est un tremplin pour que les faisant fonction fassent leur apprentissage de Chef de table.

 

Bien souvent, certains cas sont renvoyés en sessions de rattrapage, et ont vite fait de passer aux oubliettes. Il faut sur ce point que les engagements formels de la Direction soient respectés, et que les cas évoqués soient bel et bien réexaminés.

 

Ces trois points méritent une correction urgente, pour plus de Justice sociale.

 

2/ Sur des pratiques humiliantes pour le personnel:

 

De nombreux salariés sont exclus de toute forme de promotion depuis des années, et nous ne pouvons accepter une analyse péremptoire de la part d'un Directeur des jeux, qui de manière ouverte affirme que certains n’évolueront plus jamais. Existerait-il un délit de sale gueule ou des condamnations à perpétuité ? D'autres salariés sont tout simplement oubliés, et leurs cas ne sont jamais évoqués.

 

Comment priver des salariés de tout espoir d’évolution professionnelle tout en espérant les voir s’épanouir au travail ? C'est pour nous un non sens.

 

Sur ce point, il serait opportun qu'un document de synthèse prenne en considération la date de la dernière promotion d'un salarié, créant ainsi une alerte supplémentaire, dés lors que ce délai serait important.

 

De même, des salariés sont interdits de « salon des princes », de certains jeux ou relevés de leurs fonctions devant les clients. Nous trouvons ces pratiques aussi humiliantes que vexatoires (au sens de l’article L1152-1 du Code du Travail) pour les salariés concernés et dont certains  souffrent au quotidien. Nous vous demandons, avec la plus grande insistance, d’y mettre un terme immédiat. C’est une simple mesure d’équité et d’égalité de traitement entre les salariés.

 

 3/ Sur le non respect des dispositions conventionnelles, et l’absence de négociations:

 

Enfin, de nombreux accords d’entreprise existent et ne sont plus aujourd’hui respectés :

 

  • les dispositions régissant la commission de part ont été modifiées, sans recours à un avenant librement négocié avec les partenaires sociaux

 

  • Un échelon de caissier a été rajouté sans négociation de la grille

 

  • L'avenant n°4 à l’accord 1996 a été appliqué sans la moindre négociation préalable et avant même toute signature

 

  • Modification des minimas sans tenue des réunions obligatoires

 

  • Non respect des dispositions de l'accord ARTT

 

La polyvalence non rémunérée et dissimulée est très présente elle aussi, notamment:

 

  • Par le non respect de la grille de parts « roulette française », ou la non rémunération des Chefs à 44 parts (habilités à y passer par note de service), ou faisant fonction 40 parts officiant à la roulette Française

 

  • Par la polyvalence des caissiers sur les postes caisse chèque ou coffre, sans que ne soit leur octroyé le nombre de parts nécessaires.

 

Nous pourrions vous citer de très nombreux autres exemples. En tout état de cause, la situation ne peut en l’espèce continuer à partir à volo. Il est temps de remettre de l’ordre et de respecter scrupuleusement les dispositions conventionnelles.

 

Contrairement à ce que peuvent annoncer certains représentants syndicaux "complaisants" face à ces méthodes de gestion, un malaise profond assorti d'une grogne sont en train de naître de cette gestion sociale désastreuse.

 

Nous demandons qu'une réunion d'urgence soit mise en place avec les partenaires sociaux, afin, dans les plus brefs délais, de solutionner de manière pérenne les problèmes soulevés dans ce courrier. Nous introduirons à cet effet, des propositions constructives. La seule augmentation des chiffres ne saurait justifier et cautionner les dérives actuelles. Il faut du chiffre mais aussi plus de Justice sociale, c'est une question élémentaire d'équilibre, et Force Ouvrière oeuvrera en ce sens.

 

En l'attente de votre réponse, Veuillez agréer, Monsieur le Directeur Responsable, l'expression de nos sentiments les meilleurs.

 

 

TIRAT Jean-Christophe

 

 

 

 

PS: Copies à Messieurs CAGNON, DECOUTERE, GROS et à l'Inspection du Travail

 

 

 

 

 

 

 

Quel avenir pour la salle de jeux ? 

 

 

 

Dés son entrée en fonction, le discours du Directeur à toujours été de dire qu’il mettrait en marche une véritable « machine de guerre », dans le seul but « d’essorer les clients ». Aujourd’hui, c’est chose faîte. La plupart de nos habitués ne vient plus et nous sommes incapables d’assurer le renouvellement de notre clientèle.

 

La fulgurante progression du produit brut des jeux de table s’est faîte de manière partiellement artificielle, et nous estimons que la plupart de la clientèle a été amenée à jouer en surrégime (au-delà de ses capacités de remboursements immédiates). De plus, la hausse constante des minimas nous empêche de fidéliser de nouveaux joueurs. L'accord d'entreprise du 15 Juin 2004, prévoit une réunion préalable à toute modification des minimas, et une réunion 6 mois après leur modification. Aujourd'hui, nous demandons l'application immédiate de ce texte ignoré jusqu'ici parla Direction.

 

Le constat est là, inquiétant pour l’avenir. 

 

Nous avons toujours dénoncé le manque de personnel en salle de jeux (ainsi que sur tous les autres services dela SEETE), qui se traduit par notre incapacité à ouvrir le nombre de tables nécessaires à la satisfaction de notre clientèle. On ferme des tables pour en ouvrir d’autres, on en ouvre moins tout en relevant les minimas afin de maintenir des recettes identiques. Ce n'est que du "bricolage". Ce simple élément implique une pénibilité accrue pour les personnels hautement sollicités (polyvalence, temps passé à table important, etc.....) et la mise en place d'arbitrages sur les ouvertures de tables, arbitrages qui pèsent sur l'économie générale des jeux traditionnels. Notre entreprise doit disposer d’une offre de jeux, permettant à chacun de trouver son compte, tant dans le nombre de jeux exploités, que dans la dénomination des tables. Nous ne sommes plus en adéquation avec les désirs de notre clientèle, devenus trop chers pour beaucoup et c’est un problème majeur. Nous touchons les limites de méthodes de gestion, qui préfèrent le « tout et tout de suite », les recettes immédiates au détriment de la gestion du client dans le temps.  Les Clients et les salariés trinquent. La progression du PBJ risque d’être aussi fulgurante que la descente aux enfers.

 

Continuons à être ambitieux, mais dans des proportions plus raisonnables et moins décalées de la vérité du terrain ! 

 

En conséquence, de très nombreux salariés sont inquiets quant à la disparition de nombreux clients, quant la baisse de fréquentation, quant à nos sous-effectifs, quant à une gestion sociale clientéliste, quant au manque d’équilibre des minimas et de l’offre de jeu, ainsi que sur le montant global des pourboires qui dorénavant n’est satisfaisant que lorsque le salon  des princes tourne. Forcément en augmentant les minimas on diminue le temps de jeu, la fréquentation des clients, le nombre de salariés nécessaire, et cela a un impact direct sur le volume des pourboires même si cela n’impacte pas directement le chiffre d’affaire pour le moment.

 

La station d’Enghien dispose de solides atouts et d’un potentiel de croissance certain, à condition qu’ils soient maitrisés. La forte augmentation du chiffre est un plus sur un CV de Directeur, mais un profond handicap si elle doit laisser place à un champ de ruines le jour de son départ. Il est temps qu'une profonde remise en question s'opère, et qu'un véritable échange libre et constructif s'instaure avec les partenaires sociaux, afin que nous puissions continuer à grandir, de manière rationnelle. Nous devons échanger pour construire notre avenir commun.

 

Nous demandons que les moyens nous soient enfin donnés, afin que nous puissions travailler dans les meilleures conditions et consolider de manière pérenne l’activité de la salle de jeux.

 

En conséquence Force Ouvrière demande:

 

- La mise en place, dans les plus brefs délais, d'une réunion avecla Direction, permettant de faire le point sur l'augmentation des minimas, en vertu des dispositions de l'accord du15 Juin 2004.

 

- L'embauche (par la voie interne ou externe) de croupiers:

 

  • Qui permettront de respecter les accords en vigueur, soulageant ainsi le personnel, et améliorant les conditions de travail

 

  • Qui permettront également de bénéficier de plus de souplesse pour ouvrir les tables dont nous avons besoin, diversifier l'offre (sur les minimas) tout en augmentant le PBJ

 

- La mise en place de négociations sur la future implantation des jeux électroniques, permettant de sécuriser les parcours professionnels des salariés dela SEETE

 

- La mise en place de réunions d'échange sur l'avenir de la salle de jeux, permettant d'ébaucher des solutions

 

 

 

Posons les problèmes sans tabous, et trouvons des solutions pérennes ! 

 

 

L’équipe Force Ouvrière

 

 

Modification de la règlementation des jeux de Février 2013 

 

 

 

  

 

 

 

 

Les propositions définitives de la Direction 

_________________________________________________________________ 

 

Suite à la réunion du 20 Décembre 2012, l'accord proposé à la signature par la Direction est le suivant ainsi que nos remarques:

 

Revalorisation des salaires Hors jeux 1,5%

 

Les salariés vont directement être impactés par la progression de l'inflation à 2,2%. Ainsi, ils perdront 0,7% en termes de pouvoir d'achat alors que les chiffres de l'entreprise progressent 

 

 

Revalorisation de la garantie de salaire Jeux 0,5% en Janvier, et 0,5% en Juillet

 

La salle de jeux est passée de 32M€ à plus de 50M€ de PBJ. C'est dans les périodes de forte progression que doivent se négocier des revalorisations de salaire décentes. Les salariés sont de plus en plus sollicités. Ces 0,75% d'augmentation sur l'année paraissent largement insuffisants. 

 

Revalorisation des Cadres enveloppe de 1,5% avec 0,75% de cette dernière pour les cadres ne bénéficiant pas d'augmentation individuelle

 

La mise en place d'un plancher d'augmentation est une proposition FO, cependant l'augmentation proposée implique les mêmes contraintes que pour les salariés, à savoir une perte de pouvoir d'achat des cadres. 

 

Revalorisation 1er Mai:     65€ pour les JT, 75€ pour les hors jeux


 

Mesure marginale, de plus en invoquant le DSP et plus particulièrement la nécessité de continuité de service, la Direction prive de nombreux salariés de librement chômer. 

 

Prime parking:  Augmentation de 10€

 

Mesure marginale qui ne touche que les personnels se garant au parking.  

 

Prime sur les pourboires: Objectif journalier à 18 767€, répartition 70/30, parts des malades conservées par la Direction.

 

A force de modifier les règles de cette prime, elle est totalement vidée de son sens. Nous avons introduit une contre proposition tendant à réintroduire une partie des parts de malades pour les salariés bénéficiaires, à hauteur de 33%. La Direction ne donnera pas suite à notre demande. En tout état de cause, le discours à toujours été de dire: c'est la prime au détriment d'un autre point de négociation.  

 

Prime Gasoil: Suppression de la prime gasoil d'un montant de 200€ par travailleur de nuit, car la Direction a maintenu la prime pourboires

 

Nous ne pouvons cautionner un discours qui tendrait à octroyer un avantage à un service, au détriment de la communauté des salariés. En l'espèce, on oppose les jeux traditionnels à l'intégralité des travailleurs de nuit. Ce n'est pas acceptable 


 

Avantages hôtels: Alignement des journées d'absence pour évènements familiaux sur le régime de la Convention Collective des casinos.

 

La proposition de FO de leur étendre le bénéfice de la prime liée à la médaille du travail a été refusée. 

 

Voici en substance les propositions de la Direction. Certes un Syndicat doit avoir des positions fortes, mais un syndicat n'est rien sans la consultation du personnel. C'est pour cela que nous avons questionné nos syndiqués afin de connaître leur volonté.

 

Proposition d'accord NAO intégrale 

 

Vous pouvez également apporter par email (anonymat garanti) votre avis en faveur ou contre la signature de cet accord à l'adresse suivante:

 

foenghien@free.fr 

 

Exprimez vous, Votre avis compte !
 

 

 

 

 

Le nouvel enjeu, périodique de la section fédérale des casinos est paru ! 

 

 

 

l'Enjeu n°124 Octobre 2012    Cliquez sur le lien pour accéder à la version PDF 

 

 

 

L'Edito 

 

Voici notre nouvel éditorial qui aborde les sujets suivant:

 

- Les résultats électoraux

 

- L'annulation des élections du CHSCT par le Tribunal
d'Instance

 

- Les Négociations annuelles obligatoires

 

 

Elections Professionnelles: 

 

Merci  à vous les salariés qui nous avez témoigné de votre confiance. Force Ouvrière progresse à
19,38% des suffrages, gagnant ainsi  plus de 4% par rapport aux élections précédentes
et devient  la seconde organisation syndicale non catégorielle dans l'entreprise.
 

 

Force Ouvrière obtient un titulaire au CE que nous n'avions pas, et un total de 4 élus (2 Titulaires Philippe Mangin, Thierry Quetey et 2 suppléants Sébastien Herry, et Alain Carbonnier).

 

 

 

Nous continuerons à porter haut et fort, notre différence et nos convictions, en relayant votre voix. Le travail pour l'amélioration du quotidien continue, et nous nous poserons toujours comme une Organisation syndicale combative et constructive, défendant sans ambiguïté les salariés de la SEETE.

 

 

Annulation par le Tribunal d'Instance de l'élection du CHSCT: 

 

 

L'employeur s'est clairement ingéré dans la procédure de renouvellement du CHSCT. C'est en ce sens que Force Ouvrière, a obtenu l'invalidation des élections du CHSCT, qui se sont tenues, le 4 Juin 2012,  avant nos élections professionnelles. L'employeur a fixé une grande partie des critères du renouvellement de cette instance.

 

Le Tribunal d'Instance devait constater:

  • Que l'employeur avait dépassé ses attributions
  • Que le Comité d'entreprise devait être consulté préalablement à la réunion du collège désignatif sur le nombre de CHSCT , posant le principe d'une consultation obligatoire, ce qui est un principe de Droit novateur

Le Tribunal d'Instance a donc, à juste droit, invalidé la procédure de renouvellement. Il était hors de question que Force Ouvrière  tolère les dérives d'un employeur, qui s'ingère clairement dans le fonctionnement des Instances, au seul but de les fragiliser. La CGT, de son côté, a vécu cette invalidation comme une attaque directe de notre part. En effet, ils avaient obtenus les 6 postes à pourvoir, et peu leur importait les manquements de l'employeur dés lors qu'ils pouvaient régner sans partage.

 

Aujourd'hui, les nouvelles élections sont prévues au mois de Novembre, l'employeur ne veut plus s'occuper de rien (et ce n'est pas plus mal), la CGT préférant explorer des pistes lui permettant de priver Force Ouvrière du siège auquel nous avons légitimement droit (c'est une conception clairement stalinienne et anti-démocratique).

 

 

 

Nous serons particulièrement vigilants sur ce sujet, et ferons appliquer le Droit, d'autant que dans l'intervalle, les prérogatives du CHSCT sont pleinement assumées par les Délégués du personnel, ce qui ne pénalise en rien les salariés.

 

 

Les NAO: 

 

Comme tous les ans, Force Ouvrière a préparé des revendications réfléchies et constructives dans le cadre des NAO. Il est déterminant que les salariés puissent bénéficier de revalorisation de salaires
conséquentes, reflétant la progression de l'activité au sein de notre entreprise. Ces efforts doivent être récompensés, à hauteur de l'investissement professionnel de tous les secteurs.

 

Néanmoins, nous n'allons pas introduire ces revendications dés la première réunion fixée au Mardi 9 Octobre, car nous nous sommes aperçus que ces dernières années, d'autres organisations syndicales, en manque deprojet, venaient faire un simple "copier coller" de notre travail, pour après coup tenter de s'en procurer les mérites, dans un pathétique "c'est moi qui l'ait fait".

 

Nous porterons nos idées, pour que progressent les intérêts collectifs. Nous vous tiendrons informés de nos différentes démarche en ce sens.

 

 


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